mingyurND03_05Le choix de vie communautaire des centres Ogyen Kunzang Chöling se présente comme une particularité au sein de la communauté bouddhiste occidentale.

Depuis ses origines la vie communautaire a toujours été très privilégiée au sein du bouddhisme. Au Tibet un grand nombre de religieux vivaient en communauté dans les monastères et, fait peut-être moins connu, il existait aussi des communautés laïques. Pour des bouddhistes la vie quotidienne est le prolongement, le champ d’application de la méditation et de l’entraînement spirituel. Leurs moyens d’existence doivent être en accord avec l’éthique de compassion et de non-violence. Il est alors logique de souhaiter s’associer avec des compagnons partageant les mêmes idéaux et ayant une pratique spirituelle commune.

Sans qu’aucune option de départ n’ait été arrêtée, les circonstances ont ainsi progressivement amené une grande partie des membres d’Ogyen Kunzang Chöling à adopter la forme communautaire. Cette communauté est ouverte et il n’est pas demandé aux membres de renoncer à leurs biens propres, dont ils assurent eux-mêmes la gestion.
Au fil du temps différentes activités se sont développées au sein de sociétés spécialisées, gérées par des membres de la communauté : restaurants végétariens, magasins de produits biologiques et naturels et, à une certaine époque, centres de médecine et entreprise d’installation d’énergie solaire. Leurs revenus ont permis aux membres de la communauté d’assurer leur subsistance et de poursuivre leurs activités religieuses.

Au fur et à mesure de la naissance des enfants, les membres de la communauté ont souhaité leur offrir une éducation en harmonie avec les principes du bouddhisme. C’est ce que la communauté s’est proposé de réaliser dans le sud de la France, à Nyima Dzong (voir Éducation des enfants).

Parmi les centaines de personnes qui ont fait l’expérience de la vie communautaire bouddhique au sein d’Ogyen Kunzang Chöling, un bon nombre poursuivent cette expérience qu’elles sentent en harmonie avec leurs aspirations. Pour ceux qui ont préféré continuer leur chemin ailleurs, l’expérience communautaire a, le plus souvent, été perçue comme enrichissante et ils entretiennent généralement avec la communauté de très bons rapports. Certains reviennent régulièrement, particulièrement lors des sessions d’enseignements.

Les choix peu communs qui ont été faits ont parfois été mal compris, ce qui a valu à Ogyen Kunzang Chöling quelques difficultés (pour plus d’informations à ce sujet, veuillez visiter notre page Dossier). Dans l’ensemble, cependant, l’expérience communautaire s’est révélée très positive.